Penser la transition

Vitesse et qualité de l’air : en ville l’avantage est au vélo

Publié le 16 septembre 2016

pollution de l'air

En ville, le vélo est souvent plus rapide que la voiture (source Wesaw.it) et peut être aussi rapide que le métro. 

Les cyclistes non sportifs ont une vitesse moyenne de 16 à 20 km/h. Autant dire équivalente à une voiture en petite ville (15 à 20 km/h) et plus rapide que les voitures en grande ville (10 à 12 km/h). Le vélo affiche un avantage certain face aux voitures prises dans les bouchons (1 à 3 km/h), évite de moins subir les pics de pollution aux heures de pointe et reste plus rapide que la trottinette (8 à 12 km/h). Le métro et le tram (20 ou 30 km/h) dépassent les cyclistes mais ces derniers bénéficient d’un air de meilleur qualité. 

Piéton ou automobiliste, qui est le plus touché ? 

Le constat d’Airparif est très clair : « C'est dans l'habitacle de la voiture que les niveaux de dioxyde d'azote sont les plus élevés » (Source Airparif sur la base de mesures réalisées en 2008 et 2011) et en particulier lorsque l’automobiliste subit les embouteillages et emprunte des tunnels. Les concentrations en oxydes d’azote dans les bus sont similaires à celles mesurées dans l’habitacle des voitures, mais peuvent être atténuées par l’utilisation de voies réservées. Les cyclistes et les piétons sont donc les moins exposés parce qu’ils disposent de pistes dédiées : trottoirs pour les piétons, pistes pour les cyclistes. En effet, ces zones de circulation ne sont pas confinées et bénéficient de la circulation de l’air en plus d’avoir des bienfaits sur la santé. 

Les usagers du métro et du RER ne sont pas épargnés

La RATP publie régulièrement des relevés de qualité de l’air sur son site en prenant en compte la température, l’humidité, le renouvellement de l’air (dioxyde de carbone) et la qualité de l’air (oxydes d’azote, particules). Malgré un bon renouvellement de l’air et une présence réduite d’oxyde d’azote issue de la pollution extérieure, la RATP observe des niveaux élevés de particules métalliques (PM10, particules de diamètre inférieur à 10 µm). Si les autorités européennes évaluent à 50 µg/m³ le seuil d’alerte à ne pas dépasser sur plus de 35 jours par an, les taux observés dans les stations souterraines du métro sont bien supérieurs à la moyenne (entre 70 et 120 µg/m3 d’air), avec des pointes pouvant atteindre 1 000 µg/m3 sur une heure. Soit 10 ou 20 fois les seuils recommandés… En cause, les systèmes de freinage des matériels roulants. Des mesures comparables au métro de Lille, Lyon, Marseille, Rennes ou encore Toulouse. Alors à quand les autoroutes pour cyclistes ?