Penser la transition

Objectif zéro plastique !

Publié le 29 juin 2016
Fléau environnemental et principal pollueur des océans, le sac plastique est le symbole de notre société de consommation : à peine utilisé, il est jeté. Hasard du calendrier ou anticipation, les sacs distribués en caisse sont interdits à partir du 1er juillet, soit à deux jours d’intervalle de la journée mondiale sans sac plastique le 3 juillet.

sacs plastiques

17 milliards. C’est le nombre de sacs plastiques utilisés chaque année en France. Responsable de la dégradation des paysages terrestres et des fonds marins, le sac à usage unique met des centaines d’années avant de disparaitre. Son utilité et sa durée de vie avaient besoin d’être sérieusement remis en question. Dans le cadre de la loi vers la transition énergétique, les sacs distribués en caisse seront interdits à partir du 1er juillet dans tous les commerces alimentaire. Les sacs pour les fruits et légumes le seront au 1er janvier 2017. L’objectif de ces deux mesures est de diminuer fortement le gaspillage et de changer les comportements individuels.

Un danger constant pour les espèces marines

75% des déchets retrouvés en mer sont en plastique et d’origine terrestre. Les sacs à usage unique représentent donc une menace directe sur les écosystèmes marins. Avec les courants, les sacs plastiques se déplacent dans les océans et s’amassent en surface. Le 7e continent est d’ailleurs tristement célèbre pour ses « soupes de plastique » constituées de macro déchets. Plus de 260 espèces sont ainsi touchées par cette présence anormale dans leur milieu naturel. Poissons, tortues, oiseaux et mammifères confondent en effet le plastique avec leur alimentation (méduse, plancton) et les ingèrent, ce qui bloque leur estomac et provoque leur mort. Une fois polluées, certaines espèces issues de la pêche peuvent également se retrouver dans notre assiette. 

Place au changement de comportement et aux actions collectives 

Pour éviter cette catastrophe et protéger aussi bien la santé de la planète que la notre, chacun peut agir et adopter des gestes simples avec un fort impact. Au quotidien, il est conseillé d’utiliser un cabas ou tote bag pour faire ses courses, d’acheter en vrac dans les commerces et de recycler au maximum (suivez les conseils de la Famille zéro déchet). Les sacs plastiques seront remplacés par des sacs compostables et biosourcés composés de matière végétale (amidon de mais ou de pomme de terre). Leur production croissante est déjà prévue pour les années à venir : 30 % en janvier 2017, 40 % en janvier 2018, 50 % en janvier 2020 et 60 % en janvier 2025. Si ces sacs sont plus respectueux de l’environnement, ils restent néanmoins des biens de consommation à usage unique et sont donc à éviter. La prochaine étape de la loi est d’interdire en 2020 la vaisselle jetable en plastique.

Envie d’aller plus loin ? Participez à une opération collective de ramassage de déchets dans votre région ! Connectez-vous sur la plateforme « J’agis pour la nature » et choisissez votre espace naturel :

Caroline, de l’association Green & Zen Bubbles, vous fait part de son expérience sur les opérations de nettoyage dans sa région.

Quel est le type d’action que vous organisez ?
Toute l'année avec des bénévoles, nous organisons des opérations de nettoyage de sites pollués (lacs, rivières, étangs, plages...) dans la région PACA. En parallèle, nous intervenons dans les écoles pour sensibiliser les plus jeunes à la protection de la nature avec l’apprentissage des éco-gestes et du tri sélectif. Notre exposition photographique « Déchets contre-nature » invite par exemple chacun à réfléchir sur l’impact des macro déchets dans les milieux naturels.

 

Comment vous est venue l’idée des opérations de nettoyage ?
Je fais de la randonnée et de la photographie et j'en ai eu assez de voir la nature malmenée et de beaux paysages littéralement gâchés par des déchets d'origine humaine. J'ai donc créé mon association et organisé les premiers ramassages près de chez moi en essayant de motiver le plus de personnes possible !

 

Qu'est ce que cela vous apporte ?
De belles rencontres et la satisfaction d'apporter sa pierre à l'édifice de la protection de la nature. C'est aussi un réel plaisir d’admirer des sites redevenus propres grâce à l'action de nos bénévoles et de s’apercevoir que certaines mairies font ensuite un effort en installant par exemple plus de poubelles ou des panneaux de sensibilisation sur les sites que nous avons nettoyés.

 

Quels conseils donneriez-vous à des structures qui souhaiteraient organiser des ramassages de déchets ?
Je les inciterais à se rapprocher de la plateforme « J'agis pour la nature » pour bénéficier d’un cadre et trouver des bénévoles motivés pour les aider à mettre en place ces opérations. Il y a encore beaucoup de travail !

 

 

plastiques

Enregistrer