Penser la transition

Les succès 2016 de la Fondation Nicolas Hulot

Publié le 17 janvier 2017
Grâce à vous et aux centaines de milliers de personnes qui nous accordent leur confiance, nous avons remporté de belles victoires en 2016.

Promouvoir une alimentation de qualité pour tous

En 2016, la restauration collective est devenu un sujet majeur pour nos parlementaires qui ont voté de nouveaux objectifs ambitieux pour plus d’alimentation de proximité, de saison et bio dans les cantines. La loi entérine un objectif de 40% de produits durables, dont 20% de bio en restauration collective.  Pour encourager l’évolution des pratiques au sein des cantines, la Fondation a lancé, en juin dernier, l’outil Mon Restau Responsable®. Il prend son envol et est utilisé par tous types de restaurants (écoles, hôpitaux, CROUS, les entreprises et.. le restaurant du Ministère de l’agriculture). En parallèle, l’année 2016 est une année synonyme de victoire pour les abeilles : a été votée l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes - dévastateurs pour les abeilles et autres pollinisateurs – à partir de 2018. Il s’agit maintenant d’aller plus loin : en refondant la politique agricole française et européenne pour qu’elles soutiennent massivement l’agro-écologie et de l’agriculture biologique et barrent la route aux pesticides et aux OGM.  

interdiction des pesticides néonicotinoidesMon Restau Responsable 

Respirer un air plus sain

En 2016, la pollution de l’air est devenue une priorité nationale et un enjeu de santé publique. Médecins, pneumologues et parents se sont exprimés toute l’année dernière pour dénoncer la gravité des maladies respiratoires qui touchent en particulier des enfants et des personnes âgées. Plus personne n’ose contester l’impact des particules fines de diesel pour la santé de nos concitoyens, et de plus en plus d’élus se mobilisent pour trouver des solutions en matière de transport plus propre (zones de circulation restreinte et vignettes, aménagements cyclistes et circuits piétonniers, primes à l’achat de vélos et de véhicules électriques, véhicules partagés et covoiturage, etc). Nous devons massivement développer une offre alternative à la voiture individuelle car chacun doit pouvoir respirer ET se déplacer librement. Deux clés pour agir en ce sens: la première, c’est d’adapter notre fiscalité pour qu’elle permette de financer les solutions, y compris pour les populations les plus précarisées, et non plus la pollution. La deuxième: accompagner nos entreprises automobiles dans d’autres choix industriels bien moins polluants et plus innovants, encourager le ferroutage pour le transport de marchandises, arrêter de construire des infrastructures climaticides et inutiles.

Nous avons aussi lancé une pétition pour interdire les produits toxiques dans les crèches.

pollution de l'airpetition ecolocreche 

Protéger le patrimoine naturel

Tout au long de l’année 2016, la Fondation s’est encore mobilisée fortement en faveur de la protection de la biodiversité en France et dans les pays du Sud. Tout d’abord, à travers le programme Rajako, nous appuyons des actions de protection des primates et des forêts qui les abritent, en Indonésie, à Madagascar ou en Ouganda. 2016 a aussi été l’occasion pour la Fondation de lancer la première édition de l’opération « j’agis pour mon patrimoine naturel » à l’occasion des journées européennes du patrimoine avec presque 200 activités nature proposées les 17 et 18 septembre dernier par 450 organisations. Près de 15 000 personnes ont participé à cette opération qui sera reconduite en 2017. 

les journées "j'agis pour mon patrimoine naturel"Programme Rajako

 

Enrayer l’emballement climatique

Depuis la COP 21 et la ratification à un rythme record de l’accord de Paris, nous suivons de près la mise en oeuvre l’accord de Paris qui passe par une série de réformes indispensables. Il faut passer à l’action très rapidement car le réchauffement climatique s’aggrave et le mois de juillet a battu tous les records de chaleur. Dans ce contexte d’urgence renouvelée, nous nous sommes par exemple mobilisés contre le grand projet inutile, coûteux et incompatible avec la COP21 de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Nous avons également mobilisé contre les traités de commerce avec le Canada (CETA) et les Etats-Unis (TAFTA), climaticides, dangereux pour la santé et la démocratie. Grâce à vous, nous avons réussi à alerter le gouvernement et les médias sur le danger du CETA et du TAFTA pour l’agriculture, l’environnement et le climat. Notre pétition, lancée avec d’autres associations, a permis de recueillir plus de 140 000 signatures. C’était un cri d’alarme citoyen indispensable. Nous avons collectivement gagné la suspension des négociations TAFTA. Mais celles-ci pourraient reprendre et le CETA pourrait s’appliquer dès mars 2017 malgré l’opposition massive qui s’est exprimée. Il faut continuer à se mobiliser pour que plus aucuns accords commerciaux européens ne soient signés sans consulter les citoyens et sans protéger l’environnement. A commencer par le CETA. 

Heureusement, de plus en plus d’acteurs ont choisi d’oeuvrer dans le sens de l’histoire : les initiatives citoyennes, PME et coopératives se démultiplient pour accélérer la transition énergétique et agricole, développer l’économie circulaire et zéro déchet, ainsi que les formes de transport zéro pollution. De nombreuses entreprises ont également pris des engagements à la COP21 et il faut maintenant les accompagner, les pousser à aller plus loin pour que toutes leurs décisions financières et industrielles contribuent à stabiliser le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C. A commencer par plus de transparence sur leur empreinte carbone et la réorientation de leurs investissements. La Fondation a suivi de près les projets de loi visant à renforcer la responsabilité sociale et environnementale des entreprises et restera très vigilante en 2017 !

Ratification COP21Mobilisation contre CETA