Cécile Ostria, DG

Née le 22 août 1958 à Toulouse, d'une mère française et d'un père bolivien, Cécile Ostria est depuis toujours passionnée par la biodiversité, ses secrets et ses richesses... Une biodiversité qu'elle choisit d'étudier à Paris, dans le cadre d'un doctorat de biologie végétale (option botanique tropicale) et de nombreuses missions de recherches scientifiques en Amérique du Sud.

Cécile OstriaCette passion pour la nature, elle a aussi à cœur de la partager pour faire évoluer les consciences et changer les comportements. En 1987, après une thèse de doctorat sur la reconstitution des climats anciens, dans les hautes Andes de Bolivie, à plus de 4000 mètres d'altitude, Cécile Ostria s'oriente vers la vulgarisation scientifique en intégrant le monde de l'édition et de la presse. D'abord assistante éditoriale chez InterEditions (1989), puis adjointe du responsable des Editions de l'IRD -Institut de Recherche pour le Développement- (1990) et secrétaire de rédaction de la revue scientifique grand public l'Univers du Vivant (1991), Cécile Ostria croise la route de Nicolas Hulot et de la Fondation Ushuaia (qui deviendra Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme en 1996 - FNH). En 1992, elle en devient la conseillère scientifique et responsable éditoriale, en charge de « Ma planète ça me regarde », lettre trimestrielle d'information sur les activités de la Fondation, et à partir de 1994 de « Repères pour l'environnement », bulletin bimestriel à l'attention des éducateurs.

Petit à petit, avec le souci de s'appuyer sur le savoir et la rigueur scientifique, Cécile Ostria insuffle ses idées et sa vision de la sensibilisation et de l'éducation à l'environnement, pour dynamiser les programmes et les actions de communication de la Fondation. En 1997, elle crée « Ma planète, repères pour l'environnement », une revue thématique de vulgarisation des enjeux écologiques et climatiques, diffusée sur abonnement à plus de 100 000 exemplaires entre 1997 à 1999. Elle participe également à la conception de la première campagne de mobilisation citoyenne de la Fondation « La mer n'est pas une poubelle » et en 2000 à la création du Comité de Veille Ecologique, dont elle assure l'animation[CO1] .

En 2002, après 10 ans de collaboration, nourri par une confiance et un profond respect mutuel, Nicolas Hulot lui confie la direction générale de sa Fondation. Celle-ci prend alors un nouvel essor, osant davantage pour interpeller un plus large public. Cette évolution s'incarne notamment dans la diffusion de la première campagne de communication institutionnelle mettant en scène le sein d'une femme d'où s'écoule un lait pollué (2004), l'ouverture de l'Ecole Nicolas Hulot en Bretagne, des actions innovantes à l'image du Défi pour la Terre lancé avec l'ADEME (2005), ou encore la naissance du réseau des associations partenaires (2006)... Puis elle poursuit, avec efficacité et discrétion, sa mission de directrice pendant le Pacte écologique (2006) et devient la représentante officielle de la FNH au comité de suivi du Grenelle de l'environnement.