Stop aux financements climaticides de la Banque Centrale européenne

Publié le 14 mars 2017

Depuis juin 2016, la Banque Centrale Européenne (BCE) a injecté plus de 67 milliards d’euros dans l’économie européenne pour financer l’achat d’obligations d’entreprises. Il s’agit d’une partie du programme de création monétaire connu sous le nom de « Quantitative Easing » (assouplissement quantitatif), qui vise à stimuler l’économie de l’Eurozone en rachetant des dettes.

QE BCE

Or, dans la liste de ces entreprises favorisées se trouvent des multinationales issues des industries les plus sales de la planète. La BCE n’a pas révélé en détail combien de ses fonds ont été alloués à chaque entreprise. Mais il semble que des entreprises du secteur du pétrole et du gaz comme Shell, Total ou Repsol ont reçu un soutien particulièrement significatif, de même que des constructeurs automobiles ou des entreprises d’autoroute.

La Fondation Nicolas Hulot s’associe à près de 70 autres organisation de la société civile à travers l’Europe

pour appeler la Banque Centrale Européenne (BCE) à changer de cap. 

Un tel programme est, en effet, injustifiable au regard de l’urgence climatique. Il est de la responsabilité de toutes les institutions européennes ainsi que de tous les états membres d’assumer leur part dans la lutte contre le changement climatique. Investir des milliards d’euros dans des industries fossiles est clairement contraire à cette responsabilité.

La politique monétaire de la BCE pourrait au contraire être utilement utilisée pour financer la transition écologique de notre économie comme nous l’avions proposé dans notre étude "Une proposition clef pour financer la transition écologique et sociale".

 

Pour aller plus loin:

> En savoir plus sur le programme de rachat d’obligations d’entreprise mené par la BCE  et télécharger la liste des entreprises en ayant bénéficié