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Animaux sauvages blessés : les associations transmettent les bons réflexes

Publié le 05 mars 2017
Chaque année en France, des milliers d’animaux sauvages sont en détresse et, sans l’intervention de l’homme, leur chance de se rétablir est faible. Toute l’année, des organismes se mobilisent pour les soigner et les relâcher dans leur milieu naturel. Si vous trouver un animal blessé, vous pouvez également lui donner des premiers soins avant de l’emmener dans un centre de sauvegarde. Clothilde Kussener, responsable du programme bénévolat et de l’animation réseau à la LPO, nous explique comment.

Une fois à terre, un animal est à la merci de prédateurs, de possibles percussions avec des véhicules ou peut mourir d’épuisement. En 2015, 12 000 animaux sauvages blessés ont été recueillis par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO)*. Cet organisme ne s’occupe pas uniquement des oiseaux, il œuvre au quotidien pour la protection des espèces, la préservation des espaces et pour l'éducation et la sensibilisation à l'environnement. Le plus souvent, les 7 centres de sauvegarde de la LPO récupèrent des oiseaux même si les mammifères sont présents. En 2015, 1 000 mammifères ont été amenés dans les centres de l’association. Parmi eux, des écureuils, des hérissons, des lapins, des chauves-souris et des biches. Les causes des blessures sont diverses, il peut s’agir « de prédation, d’impacts de voiture, de tirs à la carabine, de marée noire, de vents puissants qui touchent les oiseaux du littoral, d’une désorientation ou tout simplement de petits qui tombent de leurs nids » explique Clothilde Kussener, responsable du programme bénévolat et de l’animation réseau à la LPO. 

animaux blessés

Sur l’ensemble de ces animaux, 50 à 60% d’entre eux sont relâchés dans la nature après avoir été soignés. Malheureusement, certains arrivent morts au centre de sauvegarde ou doivent être euthanasiés lorsque leurs blessures sont trop importantes. Plus l’animal blessé est emmené rapidement vers un centre de soin et plus il a de chance de guérir. Alors si vous trouvez un animal blessé, le premier réflexe est d’observer l’environnement. « Par exemple, s’il y a des chats autour, il vaut mieux mettre l’oisillon en hauteur par sécurité si ses parents continuent de le nourrir. Il ne faut jamais toucher l’animal sans gants pour ne pas lui transmettre notre odeur ou des maladies. Dans tous les cas, la meilleure option est de surveiller l’animal et d’appeler un centre spécialisé pour bénéficier de conseils adaptés » précise Clothilde. Si vous devez ensuite l’acheminer vers un centre de sauvegarde, alors vous pouvez le placer (toujours avec des gants !) dans un carton avec du papier journal (en ayant pris soin de faire des trous au préalable pour que l’animal puisse respirer et se sentir en sécurité), sans lui donner à manger et à boire. Ces premiers gestes permettront de réduire le stress de l’animal. 

Toute l’année, vous pouvez apprendre ces gestes grâce aux ateliers de sensibilisation de la LPO ou de l’un des 45 centres de l’Union Française des Centres de Sauvegarde de la faune sauvage (UFCS). Vous avez aussi la possibilité de participer en groupe à des programmes de conservation d’espaces naturels en vous connectant sur J’agis pour la nature. Suivi de migration, conception de nichoirs ou d’abris, nourrissage, réintroduction d’espèces dans leur milieu naturel… quelle que soit votre activité, votre action sera bénéfique au bien être des animaux sauvages et permettra à la biodiversité de mieux se développer.

 * Chiffres 2015 du siège national de la LPO

 


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